mercredi 28 juin 2017

Instantanés du mercredi

La chaleur des jours passés sur les quais de Seine, cherchant le moindre carré d'ombre. Les architectures parisiennes, auxquelles je suis toujours aussi sensible, aussi éprouvantes aient été ces retrouvailles avec mon cher Paris, la semaine dernière. 

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lundi 26 juin 2017

Captain Cocker


Aujourd'hui, c'est avec une nouvelle gravure que je débute la semaine sur ce blog. Certain(es) l'auront peut-être déjà aperçue il y a quelques jours, la faute à une erreur de programmation dans mes articles… ou à un cocker un peu trop pressé de montrer sa trombine par ici !

Je voulais vous écrire tout plein de choses à propos de lui, comme par exemple que l'envie de graver un chien (encore un !) s'était une fois de plus imposée à moi alors que je m'étais promis de m'aventurer vers autre chose. C'est que mon blog commence à compter un certain nombre de gravures mettant à l'honneur ces chers toutous. Un dalmatien par ici, dans cet article où je répondais à la question : C'est quoi la linogravure ?, un lévrier par là, un autre cocker, un basset et un jack russel parés pour l'hiver… J'en oublie sûrement, et je suis sûre que vous en trouveriez d'autres en allant fouiller dans l'onglet "gravures", à droite de cette page.

C'est que les chiens doivent m'inspirer particulièrement, moi la "fille à chat", qui n'en brode et n'en grave pourtant presque jamais (ça devrait changer d'ici peu…). J'ai beau vouer un amour sans borne à mon petit chat, et créer toutes les gravures et broderies que je vous présente ici quasiment en binôme avec mon chat, c'est comme ça, dans mes dessins brodés comme dans mes dessins gravés, je suis davantage inspirée par les chiens. Et les renards. Et les ours. 

J'ai voulu faire de celui-ci un petit marin d'eau douce, un Captain Cocker tout fier, sous son béret. Sous son bachi, devrais-je dire, car j'ai appris grâce à un ancien matelot pas plus tard que ce week-end que c'est ainsi qu'on devait appeler le bonnet officiel de la Marine nationale, le fameux bonnet blanc surmonté d'un pompon rouge. Ce bachi-là n'est pas vraiment contractuel, et se rapprocherait plus du béret du capitaine Haddock, mais ça me plaisait bien de replacer dans cet article ce que j'ai appris hier matin. :)


Cette gravure est donc une linogravure réalisée à l'aide de deux plaques différentes et quatre couleurs, fidèle à ma technique toute personnelle dite de la "gravure puzzle" dont je vous parlais dans un précédent article. Petit à petit, je prends décidément de plus en plus de plaisir à travailler mes gravures autrement qu'à travers la monochromie. Celle-ci est probablement une de mes favorites jusqu'à ce jour. 

J'aimerais d'ailleurs en réaliser une petite série de tirages numérotés après l'été, et les proposer à la vente, un projet qui me tient autant à coeur qu'il me fait peur. Ca pourrait vous intéresser ? 
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vendredi 23 juin 2017

Carte postale bretonne, de Port Manec'h à Rospico

Ces photos dorment sur mon disque dur depuis quelques semaines, mais j'avais très envie de vous adresser cette petite carte postale bretonne de ces deux endroits que j'ai découverts récemment. Je continue de m'émerveiller de ce que la Bretagne recèle de lieux qui me sont encore inconnus. Alice, du chouette Lilikus, parlait il y a peu de ce qu'elle avait appris à découvrir le voyage à côté de chez soi, après avoir longtemps pensé que le voyage ne pouvait se concevoir qu'à l'autre bout du monde. J'ai partagé ce même état d'esprit, moi aussi, et je continue de devoir me faire violence pour ne pas avoir systématiquement le réflexe d'aller voir ailleurs, quand je pourrais tout simplement prendre le temps de découvrir ce qu'il y a tout à côté de moi. 
Je pense à ces endroits dont on se dit chaque fois qu'on a tout le temps d'aller les visiter, quand les ailleurs n'attendent pas - les ailleurs plus éloignés, j'entends. Je prends conscience chaque jour de tout ce qu'il me reste à découvrir dans mon propre pays, et même, dans ma propre région.

Port Manec'h et Rospico faisaient assurément partie de ces endroits-là, laissés de côté alors qu'ils ont tout le charme que j'aime. Port Manec'h, charmant pour ses cabines de plage de la Belle Epoque, assurément - je vous en ai déjà parlé dans cet article où je vous présentais ma chemise à ancres marines.
Et Rospico, cette plage tranquille, ses eaux turquoises, entourée de falaises, parce que c'est la plage où se rendait ma maman pendant ses jeunes années. J'aurais pu y aller mille fois, et pourtant je l'ai découverte il y a quelques semaines seulement. Allez savoir pourquoi. 

Port Manec'h


Rospico

Vous la connaissez, vous aussi, cette sensation de méconnaître certains coins de votre propre région ? 
De mon côté, je suis en train de préparer une "Summer bucket list" consacrée à la Bretagne, remplie de petites visites et petits plaisirs que j'ai tendance à délaisser au cours de l'année, alors que c'est là, à portée de main. Cet été c'est décidé, je redeviens une touriste dans ma propre région. Ca vous dirait que je la partage avec vous ? 


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mercredi 21 juin 2017

Instantanés du mercredi

Espadrilles de sortie pour aller mettre les deux pieds dans le sable - Le temps des cerises, et le retour de ce petit plaisir qui me ravit au plus haut point ! - Petit coin de prairie - Bonjour mon cher Paris !

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mardi 20 juin 2017

Summer vibrations


Vous devez commencer à le savoir, j'aime particulièrement marquer le commencement d'une saison par une nouvelle broderie. L'arrivée de l'été, demain, ne pouvait donc pas échapper à la règle cette année, et c'est avec beaucoup d'enthousiasme que, sitôt ma broderie "tennistique" terminée, j'ai repris mes fils et mon aiguille pour travailler sur la demoiselle que voilà.

Je vous parle souvent par ici de ma recherche de textures nouvelles en matière de broderie, et je dois dire que le printemps et l'été me forcent à me creuser la tête un peu plus que de raison par rapport à l'automne et l'hiver, pour lesquels dessiner/broder des personnages portant de gros pulls m'apparaît comme une évidence. L'été, en toute logique, avec sa chaleur qui fait ranger les pulls et les grosses laines au placard (surtout cette semaine !),  m'entraîne donc vers de nouveaux défis, et je m'attache à apporter des variations de textures autrement.

Pour ce dessin brodé, par exemple, j'ai eu très envie de me laisser inspirer par ma nouvelle capeline Boden (vous ai-je déjà dit à quel point les visuels de leurs collections m'inspirent ?), en lui apportant un peu de volume grâce à ces trois petits pompons trouvés au rayon Loisirs créatifs de  mon magasin Truffaut. Je suis assez fan de l'effet qu'ils apportent instantanément à l'ensemble, avec une simplicité monstre : il suffit de piquer une aiguille en leur centre et de les enfiler sur le fil comme des perles, en faisant un noeud à l'arrière du tissu.

Pour le reste, je me suis beaucoup amusée à broder le maillot de bain de cette jeune fille, un maillot de bain exclusivement réalisé au point de poste (bullion knot stitch) qui lui apporte, à mes yeux, un petit côté vintage fifties qui n'est pas pour me déplaire.


Comme d'habitude, je récapitule les points utilisés. Je précise toujours que j'ai recours aux fils moulinés de DMC... mais je suis encore obligée de le répéter ici, car je n'utilise qu'eux !

- contours réalisés au point de tige (1 fil, réf. 798) pour les contours, et au passé plat (1 fil, réf. 798) pour les rayures.

- texte écrit au point de tige (1 fil, réf. 798)

- maillot de bain réalisé au point de poste (2 fils, réf. 726). C'est un point que j'ai été plus habituée à trouver sur des broderies de fleurs, notamment des pétales de rose, mais j'ai beaucoup aimé exploiter son volume pour broder un vêtement.

Et c'est tout ! Très peu de variété de points pour cette broderie, car j'avais envie  que la texture du maillot de bain se suffise à elle-même et demeure LA pièce forte de ce dessin, avec les pompons.

Je n'ai pas résisté à la tentation d'aller photographier cette broderie devant la mer, car elle est pour moi indissociable de la saison estivale.

Vous aimez ?
Et vous, quelles sont vos "summer vibes", ces petits trucs qui vous vous sentir en été instantanément ?


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dimanche 18 juin 2017

Ten little Positive things #76


1 - Croiser le regard d'une biche sur le bas-côté de la route. (une vraie, pas comme celle de ma photo !)

2 - Broder devant Roland Garros.

3 - Savourer un lundi de Pentecôte au goût de dimanche.

4 - Déjeuner chez Book'n Billig.

5 - Goûter les premières cerises et les premières framboises de l'année.

6 - Découvrir le premier épisode d'Orange is the new black Saison 5.

7 - Regarder Rafael Nadal remporter son 10è Roland Garros.

8 - Imprimer de nouvelles gravures.

9 - Fondre encore et toujours pour cette boule de poils. 

10 - Faire la rencontre de Damiano, cette pâte à tartiner trouvée dans ma Biocoop. Elle est tellement délicieuse ! 
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vendredi 16 juin 2017

Sur le chemin du Lech, jour 5 (étape de transfert et repos)


Je vous retrouve aujourd'hui pour la suite de mon voyage dans les montagnes, entre l'Autriche et l'Allemagne. Après une très belle étape entre Lechleiten et Steeg, nous savions que nous nous exposions à une journée très pluvieuse. Pas particulièrement intéressées par la perspective d'engranger des kilomètres coûte que coûte, qu'il pleuve ou qu'il vente, nous nous étions déjà préparées à tirer un trait sur cette étape, et avions décidé d'en profiter pour réaliser tranquillement notre transfert en navette vers la prochaine auberge, située à Elmen, dans la région du Tyrol autrichien. Cette pluie était finalement presque la bienvenue, car elle coïncidait avec cette journée de transfert, où nous aurions dû, sans elle, randonner avec nos gros sacs à dos, ce que nos épaules avaient moyennement apprécié lors du 1er transfert. 


C'est donc enveloppée dans nos imperméables, le sac à dos glissé dans un sac poubelle - un équipement au top ! - que nous nous sommes engouffrées dans la navette gratuite, où nous avons retrouvé notre conducteur chouchou. 

Pendant le trajet, j'essaye tant bien que mal de reconnaître les contrastes si beaux que nous ont offert les jours de grand beau qui ont précédé, et c'est comme si tout avait disparu. Tout a changé, tout dégouline, la montagne dégouline, le Lech dégouline, et je perds de vue les sommets, disparus sous les nuages. La rivière, si bleue et cristalline les jours passés, me semble s'être transformée en un énorme torrent de boue. Je me sens toute petite, dépendante du bon vouloir de la météo, un peu impuissante aussi, et tandis que je colle ma tête contre la vitre du bus, la pluie ruisselant, je me dis que cette impuissance me va bien, et qu'il est bon de laisser filer ce qui de toutes façons, ne dépend pas de moi. 

Nous rejoignons Elmen, village où se trouve notre 3ème auberge. Là-bas, les conditions météo, dantesques, rendent difficile d'avoir un coup de coeur pour l'endroit, où ne paraît pas y avoir âme qui vive. 
Nous mettons un certain temps à trouver notre auberge, tout en haut du village. La chambre, où nous avons prévu de passer deux nuits, est spartiate, rendue encore une fois très sombre par le temps du jour. J'ai un petit moment de panique quand j'apprends qu'il n'y a pas de connexion Wifi en même temps que je suis obligée d'allumer la lumière en plein jour. Heureusement, notre hôte, Karin, est une dame adorable, qui nous propose immédiatement de sécher nos chaussures de randonnée, et nous invite à venir partager un thé et goûter une part de gâteau maison... tout en nous demandant de confirmer - à plusieurs reprises - que nous avons bien l'intention de rester deux nuits, ce qui a l'air de la surprendre !

Mistwetter : temps pourri !

Après avoir profité de ce repos forcé pour écrire nos cartes postales, nous nous décidons à partir explorer le village. Notre hôte nous a parlé d'un restaurant, le seul et unique du village, et nous avons très envie d'y aller nous réchauffer autour d'un chocolat chaud. Ce restaurant sera un peu notre QG, pendant ces deux jours que nous passerons sur place, et je dois dire que je me suis sentie très bien dans cet endroit où il règne une atmosphère digne de l'univers d'Harry Potter. Il nous aidera à prendre notre mal en patience dans cette plongée hors du temps que sera cette longue journée de repos. 
Une légère hésitation nous a saisies au moment de pousser cette lourde porte digne d'un cachot. Pourtant, je vous assure, il fait bon de se réchauffer à l'intérieur de cet hôtel restaurant, le Kaiserkrone

Pour le reste, la visite du village se fait plutôt rapidement : celui-ci comporte un seul magasin, qui fait aussi office de Poste, de salle polyvalente, de caserne de pompiers. Un panneau signalant les objets trouvés nous indique l'adresse et le numéro de téléphone privé du maire, pour aller lui remettre en mains propres nos éventuelles trouvailles. 

Il pleut sans discontinuer jusqu'au soir, où nous retournons dîner dans "notre" restaurant, officiellement rebaptisé "restaurant Harry Potter" par nos soins, et où je peux enfin profiter d'un peu de Wifi. 

Le soir, nous nous couchons tôt, pour clôturer cette journée sans lumière, cette longue journée de pluie où le temps semble s'être étiré dans je ne sais quelle dimension. Le lendemain, je sais qu'une belle étape nous attend, et nous nous endormons en pensant à la suite. 

Si c'était à refaire, le choix de cette auberge, dans ce village, serait la seule chose que je changerais dans notre voyage. Elmen est vraiment, vraiment tout petit, et présente moins de charme qu'un village comme Holzgau, par exemple, un des plus beaux villages de la vallée, d'où nous avons démarré notre étape suivante, sans pouvoir trop nous y attarder. Il aurait probablement gagné à ce que nous puissions prendre davantage le temps de le découvrir en y passant une ou deux nuits. 


 À vite pour la prochaine étape, beaucoup plus ensoleillée ! 


En attendant, vous pouvez relire les précécents articles consacrés à ce voyage ici :


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