vendredi 28 avril 2017

Le printemps en fleurs


Chaque année, à la fin du mois de mars, je ne peux résister à l'envie d'aller me jeter dans cet océan de fleurs qui m'attend tout au bout de mon Finistère, près de la Pointe de la Torche. Là-bas, c'est le printemps qui me crie à vos marques, prêts, partez, qui me fait tomber la veste et tourner vraiment le dos à l'hiver. 

Devant tant de beauté, j'ouvre toujours grand les yeux, et puis en même temps, je les ferme aussi, sur les méthodes de culture décriées - à juste titre - de ces pourtant magnifiques champs de jacinthes et de tulipes. Cette année, j'ai profité d'une journée sous une météo parfaite et de ce ciel bleu, bleu, bleu, pour enfiler ma plus jolie robe à fleurs et filer voir comme le printemps était resplendissant.

Devant les champs en fleurs, je me suis autorisée à ne retenir que le joli et à oublier le reste, et j'ai souri comme une enfant devant une barbe-à-papa.


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mercredi 26 avril 2017

Instantanés du mercredi

Grande enfant - Une cabine anglaise au fin fond de la Bretagne. En vrai, je suis tombée complètement fan de cette authentique cabine réhabilitée en cabine à livres. J'ai découvert depuis que l'idée avait fait des petits ici et là en France, et définitivement, c'est une idée que j'approuve ! - Besoin de douceur, ces derniers jours - Le charmant petit port de Sainte-Marine, dans le Finistère.
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mardi 25 avril 2017

À bicyclette !


Je profite de quelques jours de ce que j'ai sobrement rebaptisé mon "holiwork" (j'ai simplement délocalisé mon ordinateur sur le salon de jardin de ma maman, trop frustrée de devoir rester enfermée dans mon appartement sous cette météo incroyable qui nous accompagne depuis quelques semaines)  pour partager avec vous cette broderie on ne peut plus printanière. Pour le coup, j'ai pensé que la meilleure manière de lui faire honneur était d'aller la photographier au beau milieu du verger. 

Ce dessin-là, je crois qu'il m'est venu en plein coeur de l'hiver, alors que je n'en finissais plus de broder des pulls en laine. J'avais ce dessin-là bien ancré dans un coin de ma tête, la fraicheur de cette jeune fille déambulant cheveux au vent parmi les arbres en fleurs sur son petit vélo, son panier en osier débordant de fleurs rapportées du marché. Et son fidèle Jack Russel installé en bonne place. 

J'ai consacré plus de 20 heures à cette broderie, qui aura donc été un travail de longue haleine, mais qui au final se hisse probablement parmi les broderies les plus chères à mon coeur entre toutes celles que j'ai pu partager avec vous sur ces pages. 

Le retour des beaux jours m'apporte de nouveaux défis, car ce que j'aime le plus en broderie, c'est bien chercher de nouvelles manières d'apporter de la variété dans les textures obtenues (je le répète assez souvent dans mes articles je crois), et la saison froide est beaucoup plus propice à cela. Afin de compenser ma frustration à cet égard, pour le printemps, je suis donc toujours à la recherche de nouvelles pistes à explorer, et j'ai tout de suite pensé à celle du panier en osier, que j'associe pleinement aux beaux jours.
 

J'avais parmi mon matériel une bobine de ficelle brute, assez épaisse, et je me suis mis en tête d'en exploiter la rudesse pour apporter justement toute cette texture que je visais, par opposition au reste de la broderie, qui serait beaucoup plus lisse. 

Mais je crois que j'ai assez parlé autour de la genèse de cette broderie, et qu'il est temps de vous livrer quelques explications sur les points et fils utilisés. N'y voyez pas un tutoriel, ou un DIY, mais plutôt une décomposition du travail réalisé sur cette broderie, qui pourra donner à certains, je l'espère, des pistes, voire un peu d'inspiration pour des projets futurs. Pour ceux qui débutent en broderie, je vous conseille de visionner les très bons tutoriels de Marie Suarez sur la chaine Youtube des Editions de Saxe, autour des différents points que je mentionne. 
  • Contours au point de tige, 1 épaisseur de fil, référence 844.
  • Blouse réalisée au passé empiétant, 3 épaisseurs de fil (pour avoir un effet chiné, je mélange 2 fils bleus de référence 926 et 1 fil crème de référence 3866). 
Et pour jouer encore un peu plus avec le rendu obtenu, j'ai fait apparaître des motifs pois blancs en laissant apparaître le tissu. Pour cela, j'ai tracé préalablement sur ma toile de petits cercles régulièrement espacés, et j'ai "rempli" ma blouse au passé empiétant autour de tous ces petits cercles. 
  • Les volants sont ajoutés au point de bouclette avec 2 épaisseurs de fil, référence 3846. 
  • Ceinture réalisée au point de chaînette, 1 fil, référence 973.
  • Rayures de la jupe réalisées au point de tige, 1 fil, référence 892. 
Remplissage réalisé au passé plat, 2 fils, référence 950 pour la structure, et 844 pour les pneus. 

  • Tronc au point de tige, 2 fils d'épaisseur pour la base de l'arbre et un seul pour les branches plus fines, référence 3031. 
  • Fleurs réalisées au point de bouclette, 2 fils d'épaisseur, référence 4500.

Je remercie l'équipe de DMC, qui m'a proposé de tester les fils de la gamme COLORIS suite au portrait qui a été publié  à mon sujet sur leur blog il y a quelques mois, et pour lequel j'avais répondu à quelques questions. Il me tardait de trouver le projet qui puisse mettre suffisamment en valeur ces fils composés d'un enchainement de quatre nuances différentes, que je trouve vraiment très intéressants. Il m'a semblé que ce cerisier en fleurs était une occasion parfaite pour cela. J'aime beaucoup la douceur et le côté "délavé" que ce fil apporte sur cette partie de ma broderie. 
Pour la structure du panier, je vous invite à aller voir le détail d'une technique à laquelle j'avais déjà eu recours sur une de mes dernières broderies hivernales : oh ma biche. La ficelle étant bien trop épaisse pour traverser mon tissu sans l'abîmer, je l'ai utilisée en tissant au-dessus de celui-ci. 
Pour les fleurs, j'ai brodé à partir de chutes de fils parmi ma collection de roses, des nuances variées allant du rose poudré au rose fuschia. J'ai retenu trois points pour broder ces fleurs : point d'araignée pour les roses, points de bouclette pour les classiques fleurs à pétales, et point de noeud pour broder les petites fleurs éparses et aériennes. 


Je crois que nous avons fait le tour de cette broderie ! Et avec cette dernière petite photo souvenir prise au milieu du verger, j'ai envie de vous adresser un petit coucou et de vous souhaiter une très belle journée. 
N'hésitez pas à me dire ce que vous inspire cette broderie en commentaire, vos petits mots sont toujours un moteur pour moi !


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dimanche 23 avril 2017

Ten little Positive things #72

1 - Fêter tout à la fois les beaux jours, les 23 degrés et les premiers déjeuners en terrasse.
2 - Installer mes vêtements de printemps dans mon dressing et ranger ceux d'hiver pour quelques mois. 

3 - Arpenter les champs de fleurs et m'émerveiller devant cet océan de couleurs. 

4 - Cueillir du lilas dans le jardin de ma maman et prendre presque mes quartiers d'été sur son joli banc jaune Fermob

5 - Aller voir le jour se lever sur le port du Guilvinec.
6 - Cueillir des jacinthes des bois.

7 - Manger des chichis.

8 - Retomber en enfance devant La Belle et la Bête. Malgré de grosses réserves à l'égard de cette nouvelle version, j'ai malgré tout envie de le retenir parmi ces 10 petites choses rien que pour la beauté des décors, pour Emma Watson et pour les souvenirs d'enfance ravivés. Mais je suis tout de même sortie de la séance mitigée, et même un peu gênée pour le jeu de Luke Evans, qui joue le rôle de Gaston. 

9 - Fêter le premier bain de pieds de l'année, toujours un plaisir, même si je ne vous cache pas qu'elle était fraiche ! 

10 - Dévorer les chocolats de Pâques.
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vendredi 21 avril 2017

Printemps, ce que j'aime chez toi


Je sais que cela fait déjà un mois que le printemps est officiellement là, mais c'est en ce moment qu'il me semble se révéler réellement dans tout ce que j'aime chez lui. Alors, histoire de l'encourager en ce sens avec un peu de flatterie qui ne fera pas de mal, j'ai eu envie de dresser la liste de toutes ces petites choses que j'aime au printemps : 

- réentendre les oiseaux chanter.

- reporter mes robes printanières.

- Pouvoir faire des photos pour mon blog plus tardivement, le soir.

- Me réveiller avec la lumière du jour.

- Voir les pâquerettes fleurir en pagaille dans l'herbe.

- Goûter aux premières fraises. 

- Sortir me balader jambes nues.  

- Déjeuner en terrasse. 

- Manger la première glace de la saison. 

- Profiter de la plage sous des heures tièdes avant de la prêter aux vacanciers cet été.

- Profiter du lever de Soleil sans me transformer en glaçon.

- Observer les premiers bourgeons, annonciateurs d'une nature qui s'éveille. 

- M'émerveiller devant les mille couleurs des paysages tout en fleurs. 

- Pique-niquer dans l'herbe.

- Travailler avec la fenêtre ouverte. 




Et vous, qu'est-ce qui vous plait le plus au printemps ?
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mercredi 19 avril 2017

Instantanés du mercredi

Petite fille sage sur sol canaille, épisode 2 - Lumière bretonne sur le chemin côtier - Les canoës au repos - Brassée de tulipes par une jolie journée printanière. 
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vendredi 14 avril 2017

Sur le chemin du Lech #3 Jour 2


Je vous retrouve aujourd'hui pour la suite de mon récit autour de la randonnée que j'ai effectuée l'été dernier entre l'Autriche et l'Allemagne, de la naissance d'un cours d'eau (le Lech) jusqu'aux chutes de celui-ci, quelques centaines de kilomètres et un pays plus loin.
Si vous avez manqué les deux premiers articles que j'ai écrits à propos de ce voyage, vous pouvez aller ici pour vous renseigner sur l'organisation de la randonnée, et ici pour suivre la première journée du voyage.

Notre deuxième étape de randonnée correspondait en réalité à la première étape officielle du Chemin du Lech, notre hôte nous ayant conseillé, la veille, d'opter pour un plan B, compte tenu d'une météo incertaine.

La marche de la veille avait aiguisé notre curiosité, et nous avions très hâte de découvrir ce que le programme du jour nous réservait, d'autant plus qu'il devait nous emmener vers un lac réputé plus bel endroit d'Autriche : Formarinsee.

Formarinsee - Lech

Au petit matin, nous quittons donc notre auberge à Lech pour prendre le bus, qui nous dépose au départ officiel du Chemin du Lech. L'objectif de cette première journée est de revenir à pied… à Lech, d'où nous sommes parties le matin. Tout au long de cette randonnée, les transferts en bus nous feront vivre des émotions contraires, chaque fois que nous les emprunterons et que nous verrons défiler à toute vitesse des paysages que nous venions de mettre 5 heures à parcourir laborieusement à pied.

Si les bus sont gratuits pour tous les randonneurs du Lechweg, nous devons malgré tout ce matin-là nous acquitter exceptionnellement de 5 euros supplémentaires à la montée dans le bus, celui-ci devant emprunter une route à péage pour se rendre jusqu'au point de départ de la randonnée.

Attention à ne pas se mélanger les pinceaux avec le bus pour Formarinsee : au départ de Lech, il faut monter dans le bus 1, qui devient automatiquement le bus 2 par la suite, puis soit le bus 6, soit le bus 7. C'est le bus 7 qui se rend à Formarinsee. Demandez donc au conducteur dès le départ de Lech s'il va bien à Formarinsee.

Sur le parcours en bus, nous nous faisons déjà happer par le spectacle des paysages, et laissons échapper quelques petits cris sur ces routes à lacets qui nous impressionnent particulièrement. Le bus est rempli de randonneurs qui s'apprêtent tous à débuter le périple, l'ambiance est joyeuse, bien que je me sente tout à coup fort peu équipée à côté de la panoplie des autres voyageurs, dont les mollets m'ont par ailleurs tous l'air d'avoir déjà avalé plus de kilomètres que je n'en avalerai probablement dans ma vie entière. Certains détaillent leur équipement flambant neuf et observent celui des autres. De mon côté, j'évite de dévoiler que mon cache-sac en cas de pluie n'est autre qu'un sac poubelle 50 litres…

Nous voyons défiler plusieurs villages, dont celui de Zug, où notre hôte nous a conseillé un bon restaurant de poisson, que nous n'aurons finalement pas l'occasion de tester.

Le bus nous dépose enfin à Formarinsee, où nous sommes accueillies par une multitude de fleurs des champs. J'essaye par tous les moyens de convaincre le Soleil de jouer des coudes avec  les nuages, mais mes incantations auront un succès limité tout le temps que nous passerons autour du lac. Tant pis pour les effets miroir que je rêvais de capturer sur les eaux de Formarin, mais la découverte de ce lac, coincé entre les montagnes, est déjà exceptionnelle. Nous décidons d'en faire le tour pour l'admirer sous toutes les coutures. 
Mes innombrables pauses photo me laissent distancée par mon amie allemande, qui file déjà droit vers le point le plus haut du lieu, à la cabane Freiburger (Freiburger hütte). Je ne saurais plus dire, ce jour-là, combien de temps j'ai passé sur les lieux pour tenter d'imprimer chaque détail dans ma tête, levant régulièrement la tête pour espérer une percée du ciel bleu, profitant du silence par intermittence, quand les pas des randonneurs s'éloignaient et que, assise sur un rocher, il n'y avait plus que moi et les fleurs sur cette portion du chemin.

Je me décide enfin à poursuivre le chemin, et rejoins mon amie à la Freiburger hütte, une auberge d'où je me dis qu'il doit être très chouette de se réveiller le matin en surplombant le lac.


De là, tout en nous disant qu'on passerait bien la journée à profiter de la beauté des lieux, il est temps de songer à revenir de l'autre côté du lac et à entreprendre réellement notre première vraie journée de marche.
Fortes de notre motivation de randonneuses en herbe, face aux deux options qui s'offrent à nous pour regagner le point de départ, nous choisissons évidemment le chemin pour randonneurs expérimentés que nous ne sommes absolument pas… et nous nous heurtons tout logiquement à un certain nombre de difficultés. Dénivelés, vide, boue, roches, certaines portions, plus accidentées, nécessitent de se tenir au cordage installé dans la roche. Mais les vues impressionnantes que ce "chemin" offrent sur le lac nous font vite oublier nos efforts, surtout lorsque nous finissons par apercevoir une marmotte.


Il est ensuite temps d'entreprendre réellement la marche du jour, et d'aller enfin à la rencontre de ce fameux cours d'eau pour lequel nous avons fait tout ce voyage : le Lech.

Pour cette première journée, nous allons marcher dans la vallée et suivre le Formarinbach, un cours d'eau qui s'écoule depuis le lac Formarin, et qui, bientôt, donnera naissance au Lech en se mêlant à un autre ruisseau, le Spullerbach.

Le chemin circule en contrebas des montagnes en suivant le cours d'eau. Après les efforts du retour de Formarinsee, on savoure cette marche plutôt tranquille - malgré un sol parfois accidenté qui nous force à ne pas trop marcher le nez en l'air - car on sait que le programme des jours suivants offrira bien plus de dénivelés.


À mesure que nous avançons, je bous d'impatience d'assister véritablement à la naissance du Lech, le coeur de cette randonnée. Plus d'une fois, remarquant plusieurs cours d'eau venir se jeter dans le Formarinbach, que nous suivons, je crois que nous y sommes et je m'écris : "ça y est, c'est le Lech ?". Les successives balises sous forme de "L" que nous rencontrons,  ne font que renforcer mon impatience. 


Pourtant, quand nous y parvenons pour de bon, le spectacle est d'un tout autre niveau, et il n'y a plus vraiment lieu de douter, tant l'endroit nous réserve un festival de bruits et de couleurs. Les eaux grises de cette journée au cours de laquelle le Soleil s'est amusé à écourter chacune de ses furtives apparitions prennent ici des teintes tantôt ocres, tantôt turquoises, et soudain, comme un signe, il fait même beau.


C'est drôle, nous n'avons pas pu nous empêcher de marquer un long temps d'arrêt sur place, quand nous voyions des randonneurs nous dépasser d'un pas décidé, jetant à peine un regard sur cet endroit pourtant si significatif pour le Chemin du Lech.

Nous avons finalement repris la route, et avons marché jusqu'à Älpele, où nous n'avons pas résisté à prendre un goûter dans un petit restaurant / salon de thé qui semblait nous attendre, au milieu des vaches, auprès desquelles nous avons savouré une part de tarte. La journée ne pouvait pas mieux finir que par ce décalage assez surréaliste, rythmée par le son des cloches.

C'est à Älpele que nous avons profité pour la première fois de la praticité du service de bus mis à disposition des randonneurs du Lechweg, puisque nous avons décidé d'adapter nos objectifs du jour et d'arrêter notre journée à Älpele pour rejoindre Lech en bus.
Plusieurs options s'offraient à nous à ce moment-là :
- prendre le bus à Älpele,
- continuer à marcher jusqu'à Zug, puis, là-bas, prendre un bus pour Lech,
- ou bien marcher jusqu'à Lech, comme la randonnée le prévoit.

Mais je crois que dès le départ, ce voyage s'inscrivait pour nous dans l'esprit d'un slow travel, où il était plus question de prendre le temps d'apprécier les paysages que d'avaler les kilomètres dans un souci de performance, et nous avons préféré arrêter la journée sur cette belle note bucolique, en gardant des forces pour le lendemain.

Bilan de l'étape : 21 000 pas et 15.18 km.

J'espère que vous appréciez de faire un petit bout de route avec moi à travers ces différents articles que j'ai eu envie de consacrer à cette randonnée. Je vous dis à très vite pour la suite du voyage !

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