dimanche 25 septembre 2016

Ten little Positive things #59

1- Passer devant le pont habité de Pont-l'Abbé, dans le Finistère.

2- Revenir de vide-grenier avec de jolies petites trouvailles.

3- Recevoir ces deux pin's trop mignons commandés chez l'Atelier Mouette

4- Sentir les premiers crissements de l'automne sous les pieds.

5- Laisser Paula Beer me rappeler Romy Schneider dans le dernier film de François Ozon, Frantz.

6- Cueillir de jolies branches d'automne.

7- Découvrir le superbe livre d'Hélène et Julien, alias  heju, et en savourer chaque page jusqu'à la dernière.

8- Marcher dans les dunes un dernier jour d'été.

9- Déjeuner le dimanche à la crêperie.

10 - Recevoir tous vos gentils mots suite au partage de ma broderie renard. 


EnregistrerEnregistrer
EnregistrerEnregistrer
Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 22 septembre 2016

Hello fall


Depuis quelques jours, je guettais les premiers signes de l'automne à travers la fin de l'été. Non pas qu'il me tarde spécialement d'avoir froid, de voir les jours décliner de plus en plus tôt et de me croire la nuit le jour. Mais enfin, si l'automne pourrait faire valoir bon nombre d'arguments pour rendre ce changement de saison déprimant, à mes yeux, tout est compensé par la joie de voir les arbres prendre leurs couleurs aux mille nuances d'ocre et de rouge, par celle aussi, de ressortir mes chemises à carreaux du placard, d'installer mon plaid moelleux sur le canapé  pour me le faire disputer par mon chat, de préparer moult recettes à base de potimarron, et de boire à nouveau des chocolats chauds. 

Je crois que j'ai un faible pour les broderies qui marquent les changements de saison. Si vous me suivez depuis un moment sur ce blog, vous vous souvenez peut-être de la   broderie renard que j'avais publiée à l'automne dernier, et que vous aviez été nombreux à apprécier. Cette année, j'ai eu envie de récidiver en imaginant un petit frère à ce renard. Histoire d'innover un petit peu, celui-ci est venu se lover dans le creux de ma chemise tartan (quand je vous disais que j'aimais les chemises à carreaux). Cela faisait quelque temps déjà que je souhaitais broder quelque chose  sur une chemise, et l'arrivée de l'automne était l'occasion parfaite pour cela. 


Quelques petites informations pratiques : 
Points utilisés :
Pour réaliser cette broderie, j'ai utilisé deux points différents : 
- Le point de tige (contours)
- Le point de chainette (remplissage)

Matériel : 
- une chemise (le carreau est optionnel ;)
- un feutre effaçable pour tissu.
- Une aiguille à broder.

Je brode (comme toujours) avec les fils moulinés DMC à 6 brins, que j'utilise (comme presque toujours) avec 2 brins. Voici les références des couleurs nécessaires pour réaliser cette broderie : 
- 25 : noir utilisé pour les contours, le bout des oreilles/nez et les yeux. 
- Blanc : menton et bout de la queue.
- 918 : marron rouille pour le pelage. 
-  321 : rouge chaud pour le noeud papillon. 

Modèle :
Si vous souhaitez peupler l'automne de plein d'autres petits renards comme le mien, je vous propose de télécharger le dessin que j'ai réalisé pour cette broderie. Vous pouvez l'imprimer pour le décalquer, ou bien, si votre tissu n'est ni trop épais ni trop sombre, vous pouvez le reproduire en posant directement le tissu sur votre écran d'ordinateur.
Clic clic et enregistrez !


N'hésitez pas à me faire part de vos créations si vous vous lancez dans une telle broderie, ici même, sur mon compte Instagram ou sur ma page Facebook.

Aimez-vous l'automne, vous aussi ?
Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 21 septembre 2016

Instantanés du mercredi

Les bateaux au port pour une douce fin d'été - opérer tranquillement la transition vers la saison du cocooning - Remettre les vêtements de mi-saison - Le charmant pont habité de la ville de Pont-l'Abbé, dans le Finistère.
 Les lumières folles des matins ensoleillés - Ce petit chat au nez rose - L'automne dans les starting blocks.
Retrouvez-moi sur Instagram !
EnregistrerEnregistrer
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 19 septembre 2016

Home is where the heart is

À mon retour de voyage, au mois d'août, j'étais heureuse de retrouver la Bretagne pour les quelques semaines d'été qui s'offraient encore à moi, Soleil au rendez-vous. Heureuse bien que tout étourdie d'avoir quitté les montagnes autrichiennes pour retrouver mes horizons horizontaux. Nostalgique des hautes altitudes, aussi. Je rentrais à la maison, ça oui, comme je crois que j'aurai toujours ce sentiment, où que je vive, de rentrer à la maison quand je retourne en Bretagne. Alors c'est drôle, mais à mon retour, j'ai imaginé cette toute petite broderie. Parce que j'avais le coeur balloté entre des sentiments divers, comme si j'en avais laissé un petit morceau là-bas, sur nos chemins de randonnée. Parce que j'étais rentrée chez moi, mais pas tout à fait entièrement, la tête encore portée vers les ailleurs. 

Au fond, je crois que je n'ai jamais vraiment réussi à savoir s'il me fallait vivre en Bretagne, ou la quitter pour me sentir lui appartenir plus fort et y revenir avec d'autant plus d'élan. Je l'ai quittée, plusieurs années. J'y suis revenue, j'en repartirai sûrement. J'ai laissé un gros bout de mon petit coeur à Paris, qui sera toujours aussi ma maison. Là-bas, le manque de la mer revient comme un boomerang, comme ça, sans prévenir, un matin, boum, il me faut voir la mer, prendre le vent de face et laisser mes cheveux s'emmêler. Mais loin de Paris... loin de Paris c'est le manque, aussi. Le manque de ces architectures que j'aime tant, de ces parcs où je me balade pour le seul plaisir de marcher sous les grands arbres. Les couleurs du Père Lachaise en automne, les fresques de street art qui s'offrent au détour d'une ruelle, les endroits cachés qui rappellent le Paris d'avant. Paris au chevet duquel il me tord le ventre de ne pas être lorsque de tristes événements s'y produisent. 
Alors oui, parfois, près de la mer, aussi fort que j'aime m'asseoir sur le sable pour regarder le va-et-vient des vagues, j'ai envie de m'en arracher. Le boomerang, toujours, comme une urgence. Mon petit coeur me crie Paris, comme il peut parfois me crier Amsterdam ou d'autres villes encore où je crois avoir laissé un bout de mon petit coeur. 

L'autre jour, j'ai ressorti cette broderie du coin de ma tête où je l'avais rangée toute cette fin d'été, et je me suis attelée à la réaliser, en espérant que le temps de broder, je trouve des réponses à mes questions. J'ai dû broder trop rapidement, car je n'en ai pas vraiment trouvée. Mais je suis retournée à la mer avec elle, et je m'y suis sentie chez moi. Dans quelques semaines, c'est "mon" Paris que je retrouverai, et je sais que je retrouverai du même coup une sensation identique à celle-là. Peut-être, après tout, que j'ai simplement le coeur qui fait l'élastique, et qu'il me faut accepter de devoir sans cesse sauter d'un pied sur l'autre pour trouver un peu d'équilibre. 


Et vous, vous êtes-vous déjà senti comme écartelé entre deux endroits que vous chérissez ? Comme si ici, vous aviez toujours un peu la tête là-bas, et que là-bas, vous songiez à ici ? 

Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 16 septembre 2016

Concarneau par le sentier côtier


Concarneau, je connais bien, du moins je le pensais jusqu'il y a peu. Depuis toute petite, quand l'envie d'une balade bretonne un peu hors du temps se faisait sentir, on m'y a emmenée pour des promenades tranquilles dans la Ville Close, pour regarder le reflet parfait de celle-ci dans l'eau, oublier nos montres pour nous fier au grand cadran solaire de la ville, marcher sur les remparts et finir par nous asseoir les pieds au-dessus de l'eau en savourant une glace. Aujourd'hui encore, je continue de m'y rendre plus ou moins régulièrement.

Alors Concarneau, c'était la Ville Close, forcément, c'était ce qui faisait l'identité tout entière de la ville à mes yeux. Tout cela était d'une telle évidence pour moi, forgée depuis l'enfance, que l'idée d'en explorer davantage de la ville ne m'était même pas venu à l'esprit. 

Allez savoir pourquoi la dernière fois que j'ai voulu aller m'y balader, mon instinct m'a poussée à continuer ma route, à passer devant la Ville Close sans m'y arrêter - toute honteuse presque que j'étais de la snober ainsi - et à rejoindre le front de mer. 

Je n'avais rien prémédité de tout cela, effectué aucune recherche avant de venir, mais j'étais sûre que de belles balades me tendaient les bras autour de Concarneau. Après tout, le célèbre sentier des Douaniers (également appelé le GR 34), longe les côtes bretonnes sur plus de 1800 km, il devait bien y en avoir un petit bout dans le secteur où je me trouvais. 

Je me suis donc garée derrière l'hôtel des Sables Blancs, qui borde la plage du même nom, et je l'ai trouvé, ce sentier des Douaniers. Il n'était pas difficile à trouver, il faut dire. Si un jour l'envie vous vient de venir explorer un peu du Finistère sud par la Côte et que vos pas vous mènent à Concarneau, rendez-vous sur la plage des Sables Blancs, longez-là jusqu'au bout jusqu'à trouver ce joli chemin côtier. 

Cela vaut clairement le coup, car la suite, la suite c'est un festival de joli joli, de falaises escarpées et d'eaux turquoises, de nature brute et de panoramas grandioses à chaque virage. Et puis, ici et là, de petites criques qui se méritent, dont on profite, un peu seuls au monde. 


Plage des Sables blancs

On laisse derrière soi la plage des Sables blancs tandis qu'on s'engage et s'élève sur le sentier des Douaniers.

Les jolies petites criques qui s'offrent au détour d'un virage.


Ce n'est sûrement pas un chemin secret pour les randonneurs assidus, mais il l'était resté pour moi jusqu'à ce jour, et cela me fait toujours quelque chose d'en découvrir encore de la Bretagne que je croyais connaître. Sûre que j'y reviendrai, sur ce sentier, que je devine encore plus beau aux premières ou aux dernières lueurs du jour.

Et je me réjouis du bon millier de kilomètres de côtes bretonnes qu'il me reste à découvrir grâce à ce chemin des Douaniers, qui doit son nom à la surveillance des côtes par les douaniers, entre la Révolution française et le XXè siècle, où il s'agissait de prévenir, jour et nuit, le débarquement de contrebandiers et de pilleurs d'épaves. 

Au retour de ma balade, je n'ai pas pu m'empêcher de faire malgré tout une courte balade dans la Ville Close. Ne serait-ce que pour me récompenser de mes efforts avec quelques petites gourmandises (ici des kouignettes de la Maison Larnicol, autrement dit de mini kouign aman, gâteau typique de la Bretagne, fait de beurre… et de beurre !) 


Connaissez-vous le Sentier des Douaniers ? Je serais ravie de pouvoir bénéficier de vos conseils, que vous soyez Bretons ou ayez été Bretons de passage, afin d'orienter mes prochaines découvertes. J'aimerais beaucoup prendre le temps d'aller explorer le sentier du côté de la Bretagne Nord, par exemple, que je connais très peu, et qui m'a tout l'air superbe également. 
Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 14 septembre 2016

Instantanés du mercredi

Ces matins de fin d'été qui offrent une lumière folle. Je savoure ces moments de septembre où les levers de Soleil ne se payent plus aussi cher, où il n'est plus nécessaire de caler le réveil à 5 heures pour profiter des premières lueurs du jour. L'autre matin, les reflets dans l'eau étaient beaux comme ça - Ces petites pattes-là, impossible de leur résister. - Les bateaux au port, et le silence des heures creuses.
Retrouvez-moi sur Instagram !
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 12 septembre 2016

La deuxième vie des objets


Il y a quelques semaines, ma soeur m'a remis entre les mains ce récipient aux formes arrondies cernées d'une armature en fer en me disant : "tiens, débarrasse-moi de ça s'il te plaît, je ne peux plus le voir en peinture, tu n'auras qu'à le vendre quand tu feras un vide-grenier". Sûrement qu'elle côtoyait cet objet depuis des années, qu'elle l'avait inhumé plusieurs fois dans des cartons de déménagement, exhumé, inhumé à nouveau, qu'elle avait eu le temps de s'en lasser mille fois, que peut-être, elle ne le voyait même plus, ou alors seulement ses défauts, qu'il était là en ne l'étant plus tout à fait. C'était un vrai désamour.
De mon côté, j'ai tendu les bras, j'ai accepté l'offrande sans broncher ni réfléchir, dans un premier temps. J'ai commencé par le voir à travers son regard à elle, comme un objet dont on se débarrasse. Ce n'est qu'ensuite que j'ai  baissé les yeux et observé pour de vrai ce que je tenais dans mes mains. Alors en une seconde, j'en ai vu toute la beauté, je l'ai trouvé atypique. Ce n'est pas bien compliqué, cet objet, moi je le voyais pour la première fois, et je l'ai aimé à la folie tout de suite. Je l'ai aimé tant que j'ai abandonné toute intention de m'en séparer, je l'ai aimé tant que je suis allée la trouver, elle, pour lui dire que je ne le trouvais pas si laid, cet objet dont elle ne voulait plus. Je crois que mes yeux tout neufs l'ont même perturbée, qu'elle a hésité, tout d'un coup, qu'elle a cherché, à travers mon premier regard plein d'élan, à retrouver le sien, celui des débuts, celui qu'elle avait bien dû avoir un jour pour que cet objet se retrouve chez elle. Et puis non, elle n'y est pas parvenue tout à fait. 

De mon côté, j'ai continué à le prendre sous mon aile, mon petit objet sauvé des oubliettes. J'y ai immédiatement vu le candidat parfait pour y glisser quelques succulentes, ce que je me suis empressée de faire la semaine dernière. 

C'est drôle, cette histoire de regard. Je pense que c'est pour ça que j'aime tant les vide-greniers. Y faire des trouvailles qui me soulèvent le coeur d'enthousiasme parmi ce qui n'a plus de valeur pour d'autres. Voir parfois cette même surprise dans les yeux de celui qui vend, étonné qu'on puisse porter de l'intérêt à tel objet dont il ne pensait pas pouvoir se débarrasser. 
Je pense aussi que cela a à voir avec ma tendance à m'attacher aux objets. Pas tant à les accumuler, à ne pas savoir trier, non, mais à les choisir avec minutie, et à les "accueillir" dans ma vie. Je n'ai jamais eu un rapport complètement froid aux choses qui m'entourent chez moi, et pèse plutôt toujours le pour et le contre avant d'en faire entrer un nouveau dans ce qui compose la décoration de mon appartement, préférant les objets qui ont "une histoire", une vie antérieure, ou juste un petit truc en plus qui ne doit pas s'éteindre une fois passée une saison, une mode quelconque. 

En bref, j'écris beaucoup aujourd'hui, mais au fond je voulais simplement vous écrire que je ne suis pas peu fière de lui accorder une place au premier plan sur blog blog, à mon petit récipient. Il s'est intégré dans mon chez moi comme s'il était là depuis toujours. Sauf que moi, je le vois encore, je ne vois même que lui. 

Et vous, quel est votre rapport aux objets ? Aimez-vous autant que moi donner une deuxième vie aux objets désaimés ? 

Rendez-vous sur Hellocoton !