mercredi 23 août 2017

Instantanés du mercredi

Ces maisons pastel... - London Bridge - Les gens aux terrasses des cafés - Je crois que les jolies voitures ont le chic pour se garer devant les jolies maisons. 
Une copine mouette à Hyde Park - Le street art qui éclabousse le sol de couleurs - Je suis tombée folle de ce heurtoir. Regardez, la main porte une bague à l'index, le genre de détail qui me plaît fort fort fort - Les portes bleues ne me suffisant plus, je traque maintenant les façades entièrement bleues ! 
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vendredi 18 août 2017

Lettres à Londres #3

Au mois d'août, j'écris des lettres à Londres, où j'ai pris mes quartiers pour un mois. Voici le troisième lot. Les articles précédents sont à retrouver par ici, et par là

VENDREDI 11 AOÛT

Hyde Park, je me souvenais de toi par bribes, des bribes de l'air glacial qu'il faisait ce jour-là de fin décembre 2007, où nous avions posé nos valises dans une auberge de jeunesse miteuse de Bayswater road avant de filer regarder se pavaner les cygnes. Comme t'es beau en été, comme t'es beau. De notre après-midi passé ensemble, il restera cette fois une broderie, qu'il me tenait tant à coeur de terminer ici, à Londres. Il restera la photo dans ma tête, celle que je n'aurai pas prise, celle que cet écureuil ne m'aura pas laissé le temps de prendre en choisissant de descendre par le tronc d'arbre auquel je m'étais adossée. On s'est regardé dans les yeux, pour des secondes qui m'ont paru se figer, et sûrement qu'on avait tous les deux l'air bête, tout interdits de se trouver l'un face à l'autre.

SAMEDI 12 AOÛT

Camden town, je crois que la dernière fois, je ne savais déjà pas quoi penser de toi. Je crois que c'est au bord de l'eau que je te préfère, là où on respire un peu plus, là où même un samedi matin, il est possible d'obtenir un peu de silence. Quand tu te fais plus sage, aussi, et que tu te déguises en Notting Hill, alignant tes bâtisses dans de jolis tons pastel. Loin de cette foule de touristes qui semble ne pouvoir avancer que dans un seul mouvement. Je sais qu'on vient pourtant te voir de loin pour ce que tu es bruissante, et bigarrée, et folle, mais c'est dans la quiétude inattendue des abords du canal que je t'ai le plus appréciée, quand, sans autre intention que celle de profiter du spectacle, j'ai observé le jeu des écluses qui s'ouvrent et se referment. 

DIMANCHE 13 AOÛT

Tu étais si pleine d'énergie, ce dimanche, Londres, si animée dans les rues de Shoreditch. Le marché de Brick Lane battait son plein, et toi, toi tu semblais vibrer de tout ton être tandis qu'ici, certain improvisaient une danse hip hop, là, ce chanteur mettait tous les passants à ses pieds, semblant faire revivre je ne sais quelle profonde couleur de blues. C'était beau tous les gens, ces tatoués, ces cheveux bleus, ces chaussettes dépareillées. C'était un tableau à chaque coin de rue, sur les murs - les fresques de street art - et sur le bitume, ces londoniens qui font l'âme de l'East London que j'aurais voulu tous croquer sur le papier, eux qui croquaient le monde, semblait-il. Ils sont encore là, tous dans un recoin de ma tête, beaux et solaires, souvenir intact, et je voudrais avoir le temps de tous les broder, de tous les dessiner, de tous les graver avant que leur image ne s'estompe dans ma tête. Je voudrais ne rien oublier d'eux, les garder juste là.

LUNDI 14 AOÛT

C'est exactement ça, le privilège de ce long séjour avec toi : de pouvoir décréter que, non rassasiée de Shoreditch, découvert hier au beau milieu de l'animation du marché, j'y retournerais aussi sec le lendemain. J'y suis retournée, et tu m'as encore étonnée, Londres. Car je me disais bien que tu me cachais des trésors, hier, quand les stands du marché dissimulaient les murs, les portes, tous ces petits recoins où des artistes ont niché leurs oeuvres. Tu étais presque calme aujourd'hui, et j'ai sillonné méthodiquement chacune de tes rues. J'ai détourné mes itinéraires, emprunté les rues perpendiculaires, les parallèles, flairé les pépites cachées dans les petites impasses. J'ai suivi toutes tes lignes de vie, j'ai fait le plein de toi.

MARDI 15 AOÛT

Aujourd'hui, pour la première fois, l'idée d'égrener les jours qu'il me reste à passer ici a affleuré dans ma tête. J'ai pensé "plus que dix jours" au lieu de songer à tout ce temps qui s'offre encore à nous, et ce nombre de jours pour explorer tes rues m'a semblé bien peu. Pour la première fois, j'ai pensé à tous ces endroits où je n'étais pas encore allée et j'ai eu peur de manquer de temps pour tout faire, tout arpenter, tout visiter.
Pourtant j'ai voulu la chasser, cette idée, je l'ai combattue. Je n'ai pas envie de commencer à dire "plus que", pas maintenant, pas tout de suite. Pas aujourd'hui, alors que 10 jours, c'est déjà un beau voyage, un voyage tout entier. 10 jours, c'est normalement un début, un boulevard de balades en perspective, c'est un horizon bien lointain, du dépaysement qui commence à peine.
10 jours. Pendant ces 10 jours, je voudrais voir Big Ben, explorer de nouvelles mews, retourner me perdre encore dans South Kensington, aller au Columbia flowers market, à celui de Broadway, filer jusqu'à Greenwich, aller voir la relève de la garde devant Buckingham Palace, me promener à nouveau à Notting Hill, prendre un petit déjeuner anglais, aller voir une pièce de théâtre, marcher à Little Venice, découvrir le British Museum, et puis aussi la Tate Modern, et le Victoria & Albert Museum, voir un film en plein air, manger des scones, découvrir tous ces petits restaurants et salons de thé qui n'attendent que ça sur mon fichier de choses à découvrir... Tu vois, Londres, que le temps nous manquera, inévitablement.

MERCREDI 16 AOÛT 

Faudra-t-il que je reprenne l'habitude de regarder d'abord à gauche, puis à droite en traversant à nouveau les rues françaises, de la même façon que celle de regarder à droite, puis à gauche, s'est coulée en moi un peu plus chaque jour passé ici ? Sans qu'il ne soit plus la peine aujourd'hui, de conscientiser le geste, de me parler à moi-même, d'y penser, de m'ordonner les choses. Tout cela est désormais intériorisé. 

JEUDI 17 AOÛT

J'étais remplie de bonnes intentions ce matin, car je mesure bien l'infime part des choses que tu as déjà pu me montrer pendant ces trois premières semaines passées avec toi, dans tes rues, dans tes quartiers. Les pages de mon guide se déplient et se dévoilent, petits plans par petits plans, et je ne mets pas longtemps à pointer du doigt un quartier que je n'ai pas encore pris le temps de visiter. Il en reste, de ces itinéraires à emprunter ! Et pourtant, aujourd'hui mes jambes ne fourmillaient pas à l'idée de partir pour de nouvelles explorations. J'avais envie, non pas que je m'ennuie de toi, de m'ennuyer, de trouver le temps long. De voir ce que ça fait de ne pas courir le monde quand on est en voyage. Alors j'ai inscrit l'ennui au programme. Sûrement que mon dernier jour ici sera intense, et que j'essaierai de cavaler partout là où le temps m'aura manqué d'aller, qu'en une journée j'essaierai d'en contenir dix, sûrement qu'alors je repenserai à cette journée où je m'enthousiasmais de prendre le temps de m'ennuyer, d'écrire des cartes postales en regardant les arbres derrière ces si grandes fenêtres, de broder en écoutant cette chanson et en pensant fort à Simon Carpentier. 
Et puis qui sait, ce dernier jour, peut-être que je m'en irai simplement narguer les heures qui passent en m'asseyant dans un parc, dressant la liste de toutes les choses qui m'obligeront à revenir vers toi, jolie Londres. 
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mercredi 16 août 2017

Instantanés du mercredi

Quand un monsieur beaucoup trop cool photobombe la photo d'un mur beaucoup trop cool - Le street art de Londres est un tel régal pour les yeux ! La plupart de ces photos ont été prises, sans surprise, à Shoreditch, fief de cet art éphémère que j'aime tant (j'y reviendrai dans un prochain article). 

Journée internationale du chat, avec une grosse pensée pour ma petite minette qu'il me tarde de dévorer de bisous à mon retour - Le carré parfait de porcelaines anglaises chez Cath Kidston - joli ciel du soir devant ma fenêtre - Et une autre jolie porte anglaise pour ma "collection" de portes, une !
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dimanche 13 août 2017

Ten little Positive things #80

1 - Préparer une tarte avec les mûres cueillies au Hampstead Heath.

2 - Photographier des dizaines de jolies portes anglaises.

3 - Tomber sur une répétition de danse au Southbank center.

4 - Trouver des pin's Harry Potter.

5 - Me balader à Notting Hill et revoir Coup de foudre à Notting Hill le soir en rentrant. 

6 - Manger un muffin au 35è étage en regardant Londres d'en haut.

7 - Goûter le brownie au caramel et noix de Pécan de chez Konditor and cook, qui arriverait même à faire un peu d'ombre au brownie de ma maman. 

8 - Donner le sourire jusqu'aux oreilles à un autre voyageur solitaire en acceptant de le photographier devant le Palace theatre, où se joue la pièce Harry Potter. 

9 - Lire et broder à Hyde Park en savourant le retour de l'été.

10 - Prendre le temps au comptoir d'un café. 
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vendredi 11 août 2017

Lettres à Londres #2

Au mois d'août, j'écris des lettres à Londres, où j'ai pris mes quartiers pour un mois. Voici le deuxième lot, après le premier, que vous pouvez retrouver par ici.


VENDREDI 4 AOÛT

Aujourd'hui, j'ai cru que c'était un peu une histoire rien qu'entre toi et moi, que je t'avais pour moi toute seule, Londres. Il y a quelques jours, improvisant un changement de programme à cause de la pluie, j'étais entrée dans la National Gallery en plein milieu d'après-midi, plus vite que je n'avais eu le temps de refermer mon parapluie. Sans doute ai-je cru qu'il en serait ainsi pour tous les autres musées, que je pourrais réellement ne rien prévoir, prendre un métro, m'arrêter au hasard d'une station dont le nom inspire mon impulsion du moment, retrouver l'air libre, m'asseoir sur un banc et me dire Je vais où ? Aujourd'hui, ce banc n'était pas loin du Musée d'Histoire Naturelle. Il était 14 h 15, et j'ai décidé d'aller au musée. Comme des centaines d'autres personnes, qui m'ont rappelée que ce séjour ne pourrait pas se faire exclusivement au gré du vent. J'irai plus tard, un matin, au réveil, je serai la première dans la file, chiche.

SAMEDI 5 AOÛT

Je n'aurais probablement pas eu l'idée de regarder à nouveau Coup de foudre à Notting Hill ce soir si... Si je n'étais pas allée me balader sur les lieux de tournage, si je n'avais pas arpenté les allées du Portobello road Market, ne m'étais pas imprégnée de ses odeurs, ses tissus, ses fripes, ses boutiques d'antiquaires, si je n'avais pas poussé la porte du Notting Hill bookshop, hésité à frapper à la porte bleue de chez Max, laquelle est devenue noire. La librairie du film, spécialisée dans les livres de voyage, est devenue une boutique de souvenirs, pour les voyageurs, et j'ai eu un pincement au coeur.
Je reviendrai te voir au beau milieu de la semaine, Notting Hill, quand tes rues se seront vidées de l'effervescence du marché, car tu auras toujours un petit quelque chose de spécial pour moi, et je ne crois pas pouvoir me contenter de t'avoir (re)vu une seule fois.

DIMANCHE 6 AOÛT

Comme pour me protéger d'un possible mal du pays, Londres, ce mois d'août tu as eu la délicatesse de rebaptiser ton célèbre Covent Garden en Covent Jardin. Ce n'est pourtant pas pour faire le plein de culture française que j'ai eu envie de me balader dans ce quartier, aujourd'hui. C'est pour le charme de cet endroit historique, pour ces arcades si belles, cette grande verrière, ces artistes de rue, cette fantaisie qui t'est si propre. J'ai goûté une part de gâteau Chez Antoinette, bredouillant ma commande en anglais à une serveuse qui était sûrement française. A la radio chantait Julien Doré.
Devant le Palace Theatre, où se joue actuellement la pièce Harry Potter, je n'ai pas pu m'empêcher de prendre une photo, et de photographier aussi ce jeune homme qui, en me remerciant, me confiait dans un grand sourire : traveling alone sucks!, ce qui n'a pas manqué de me faire sourire en retour.

LUNDI  7 AOÛT

J'ai lu qu'il fallait vingt jours pour ancrer une habitude. Combien de temps faut-il pour se créer des habitudes dans tes rues, Londres ? Pour t'apprivoiser un tout petit peu, tourner instinctivement à gauche ou à droite, anticiper la rue suivante ? Pour réagir sans même avoir besoin de lever les yeux de son livre à l'écoute lointaine de son arrêt dans la rame de métro. Je commence à faire mienne la Northern line, ça s'est fait presque à mon insu, subrepticement. J'ai comme infusé dans tes couloirs de métro. Son jeu d'embranchements, de dédoublements, ne me joue plus des tours comme lorsque, les premiers jours, je m'engouffrais sans m'en préoccuper dans la première rame à quai. Il me semble que j'aurais si vite fait de me créer des habitudes dans ce quartier du Hampstead, si vite fait de ne plus jamais vouloir en partir, aussi.

MARDI 8 AOÛT

C'est la deuxième fois que je te regarde d'en haut, chère Londres. Surtout pas de haut, simplement d'en haut. Je voulais à nouveau monter le plus possible pour voir comme t'es belle, comme t'étais belle depuis le 35è étage du Sky Garden. Cette fois-ci je ne pouvais pas apercevoir Big Ben, ce Ben que je ne suis toujours pas allée voir, mais ce que tu m'as dévoilé n'était pas mal non plus, il faut bien le dire. Tout en bas, les blacks cabs circulaient comme des fourmis, tandis que tes bus rouges irriguaient tes rues, lilliputiens fabuleux.
En rentrant je me suis arrêtée faire quelques courses à l'épicerie, et j'ai savouré de ne pas devoir me demander si  ça valait le coup d'acheter une bouteille d'huile d'olive que je n'aurais assurément pas le temps de terminer. Du temps, j'en ai, à passer avec toi, alors petit à petit, la cuisine se remplit d'ingrédients et de bonnes choses. Je crois que je m'installe.

MERCREDI 9 AOÛT

Je t'avais vue venir, tu sais, toi et ta journée de pluie. Mercredi 9 août ne pouvait être qu'une journée passée au musée, entendant jusque l'eau qui dégoulinait sur le toit du Musée d'Histoire Naturelle. Cette fois-ci, bien qu'ayant échoué à arriver la première dans la file, j'attendais sous mon parapluie avant l'ouverture, lisant quelques pages d'un livre qui prenait piteusement l'eau autant que tout le reste. A l'intérieur, tu m'as inspirée, si tu savais comme tu m'as inspirée. Des idées de gravures à n'en plus finir, des broderies... J'ai photographié tous les animaux de la Terre, du crabe géant de Tasmanie au caribou, en passant par le pangolin africain. J'ai photographié, gribouillé, suis revenue sur mes pas pour noter quelque chose à nouveau. Tu as provoqué un tourbillon créatif en moi, et je n'aurai jamais assez de mes dix doigts pour faire naître des images autour de toutes celles que tu as mises dans ma tête. 

JEUDI 10 AOÛT

Ca m'a fait quelque chose de fouler le sol de la salle de bal de Buckingham Palace, aujourd'hui. De sentir le poids de l'histoire sous toutes ces dorures et ces apparats. J'ai imaginé les bals, les robes qui tournent, j'ai imaginé les banquets. Ca m'a fait quelque chose de poser pour la première fois les yeux sur les tableaux de la galerie royale... un Vermeer, ici ? Titien, par là ? De décrypter tous les cadeaux reçus par la reine à l'occasion de visites d'Etat, de sourire en l'imaginant accepter poliment cette paire d'immenses boucles d'oreilles trapézoïdales qu'étonnement on ne l'a jamais vue porter, ou bien encore cet arbre de vie mexicain personnalisé à son effigie, débordant de kitsch et de couleurs fluorescentes. Je me suis demandé où pouvait bien se cacher la reine, parmi les près de 300 chambres du palais, parmi ses 78 salles de bain. Je ne l'ai pas croisée, évidemment, mais j'ai suivi de près Nelson Monfort, visiteur parmi d'autres, comme moi ce matin. Nous portions tous les deux une veste bleue à coudières, et ça aussi ça m'a fait sourire. 
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jeudi 10 août 2017

Instantanés... du jeudi

Londres et ses mille visages, qui, même sans la mer, parviennent parfois à me rappeler les embruns bretons, ses plages, son atmosphère et ses galets. L'autre dimanche, les enfants couraient et construisaient des châteaux de sable au bord de la Tamise. 

J'ai toujours eu un faible pour les jolies portes, je ne peux m'empêcher de les photographier quand je les croise sur mon chemin. Ici, à Londres, cette habitude prend des proportions jusque là inégalées, tant la ville a de bijoux à proposer en la matière. D'ailleurs, si cela vous en dit, j'ai regroupé une partie de ma "collection" de portes sur Instagram sous le hashtag #MRdoorscollection. J'espère l'enrichir encore et encore tout au long de ce mois d'août, et au-delà ! - Le petit vélo mignon - La blancheur de cette rue de South Kensington, jusqu'à ce taxi, qui semblait s'être mis au blanc lui aussi rien que pour s'assortir au paysage - On ne l'apercevait pas du premier coup d'oeil depuis la rue, cette jolie maison, il fallait s'arrêter, revenir sur ses pas, vouloir regarder, curieux, plus loin que la haie, et puis elle était là, à se dévoiler, terriblement belle à mes yeux. 

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mardi 8 août 2017

Mes lectures d'août


Chaque fois que je m'apprête à partir en voyage, la question des livres à emporter avec moi se révèle aussi épineuse que celle de savoir si je dois prendre ce tee-shirt, ou ce pull, ou ce chemisier... Pourtant, je ne déteste rien plus, au retour de voyage, que de m'apercevoir de tout le superflu dont j'avais alourdi mes bagages. Depuis plusieurs années, je tends donc à aller vers une valise la plus minimaliste qui soit, que cela concerne mes vêtements ou mes lectures de voyage. 

Cette fois-ci, je dois dire que la perspective de partir un mois a quelque peu perturbé ma préparation, car j'ai davantage l'habitude de partir pour de très courtes durées, pour lesquelles l'expérience m'a appris qu'un bon gros roman me suffisait généralement : avant, je partais, pleine de bonnes intentions, la valise chargée de livres, me disant que si ce n'était pas en vacances que je prenais le temps de lire, alors je ne voyais pas quand ce serait. Mais je suis si peu habituée aux vacances transat au bord de la piscine, que c'est généralement en vacances que je marche le plus, que j'explore le plus... et fatalement, que je rentre le plus fatiguée chez moi le soir, minimisant mon temps de lecture pour privilégier une bonne nuit réparatrice. Alors des livres, oui, mais minutieusement choisis !

Pour ce séjour à Londres, j'ai tâché de choisir des lectures complémentaires, pour ne pas me lasser d'un style d'ouvrage en particulier. J'ai donc retenu trois livres : un best seller, un ouvrage sur le voyage, très à propos, et un roman autobiographique d'un auteur qui ne me déçoit jamais. Je vous les présente : 

L'amie prodigieuse, d'Elena Ferrante 


Résumé : 

"Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l'école pour travailler dans l'échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s'éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition." 

Mon choix : 
J'ai tendance à découvrir les best sellers assez longtemps après tout le monde, lors de leur sortie en livre de poche, ou bien au hasard de mes trouvailles d'occasion en vide-grenier. Ce livre est de ceux-là, j'en ai entendu parler mille fois, de manière très positive, souvent, tant et si bien que j'avais très envie de le lire. C'est ma lecture en cours, qui occupe tous mes trajets en métro, et je suis pour l'instant tout à fait emballée par cette plongée dans le coeur du Naples des années 1950. 

L'art d'ennuyer en racontant ses voyages
de Matthias Debureaux :


Résumé : 
"Chaque année, un milliard de touristes parcourent le monde. En 2020, ils seront un milliard et demi à vous assumer avec leur récit de voyage."

Mon choix : 
J'ai découvert ce livre grâce à Juliette, à l'occasion d'un de ses articles consacrés à ses lectures. Jusque là, je m'étais contentée de l'ajouter à ma longue liste de livres à lire à jour, convaincue que je n'avais pas envie de le lire dans un autre contexte qu'en voyage. Mon séjour à Londres était donc l'occasion rêvée pour cela, et j'ai très hâte de m'y plonger vraiment, car il m'a l'air extrêmement drôle et à propos !


Comment tu parles de ton père
de Joann Sfar :
Résumé : 
"Papa est né l'année où tonton Adolf est devenu chancelier : 1933. C'est l'année où pour la première fois on a découvert le monstre du Loch Ness. C'est l'année, enfin, où sortait King Kong sur les écrans. Mon père c'est pas rien."

Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir un père comme André Sfar. Ce livre pudique, émouvant et très personnel, est le kaddish de Joann Sfar pour son père disparu. Entre rire et larmes. 

Mon choix :
j'ai tendance à aimer tout ce que touche Joann Sfar, qu'il s'agisse de ses BD, de ses romans, de ses films, de ses dessins d'actualité... Ce livre-là trône dans ma bibliothèque depuis plusieurs mois, sans que j'ose réellement plonger dedans, jugeant le sujet très sensible. En le glissant dans ma valise, j'espère réussir à dépasser mon appréhension, car je sais d'avance que c'est une réussite. (c'est Joann Sfar, donc...)

Il me tarde de terminer ces ouvrages et de vous en dire plus ce que j'en ai pensé. 
Et vous, comment choisissez-vous vos lectures de vacances ? Que lisez-vous en ce moment ? 
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