mercredi 22 février 2017

Instantanés du mercredi

Retour de voyage, et amour amour pour les azulejos sur les murs de Lisbonne. Morceaux choisis.
 Les palmiers de la plage de Cascais - Déclaration d'amour à mes petites baskets Tommy Hilfiger, qui auront été des copines de voyage parfaites, avec 95 km de marche au compteur en 6 jours, 202 étages montés, 129087 pas... et pas le moindre bobo à déclarer - Lisbonne et ses miradouros à couper le souffle - Saint-Valentin dans les rues de Lisbonne.
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mardi 21 février 2017

Broder les pulls jacquard


Je suis très contente de vous retrouver, aujourd'hui, avec un nouvel article créatif placé sous le signe de la broderie. Mon séjour au Portugal m'a fait définitivement passer à l'heure printanière, et la broderie que je partage avec vous sera donc à coup sûr ma dernière broderie de l'hiver. Si je commence à voir affleurer dans ma tête des influences plus fleuries, je dois dire que j'ai énormément aimé broder l'hiver : cette saison n'a cessé de me renvoyer à de nouveaux défis, et je me suis découvert une passion pour broder les pulls d'hiver bien moelleux, leurs textures fofolles et leur petit côté fluffy. J'espère que je trouverai dans l'univers printanier de quoi continuer à tester de nouveaux effets, car c'est toujours très stimulant de trouver matière à se renouveler dans sa pratique créative, quelle qu'elle soit. 

En attendant, je vous présente mes deux derniers compères de l'hiver.  

Il était pour moi impensable de refermer la page de l'hiver sans m'être confrontée à la broderie d'un pull jacquard. J'y ai pensé plus d'une fois au cours de mes précédents dessins brodés, mais toujours en fin de broderie, et chaque fois, j'ai préféré m'abstenir plutôt que de plaquer cela sur un travail fini.

Pour cette dernière broderie de l'hiver, donc, j'ai intégré cette envie dès mon projet de départ, de sorte que j'en ai fait l'objectif principal de mon dessin. Je me suis doucement laissée influencer par un pull que j'ai dans mon dressing, et ensuite, j'ai composé mes associations de couleurs, réfléchi à mes motifs pour rappeler l'esprit jacquard. Pour cela, le dessin préparatoire a été indispensable. J'aime dessiner directement sur le tissu, mais j'opte de plus en plus pour un bref croquis au préalable, ne serait-ce que pour m'assurer des couleurs choisies, voir où je veux aller, et... ne pas faire fausse route, tout simplement !



Pour composer le pull de cet ours élégant, j'ai d'abord brodé un pavage en damier sur tout le devant du pull, en utilisant un point de tige


Ensuite, je suis passée à l'étape "coloriage", en remplissant un carreau sur deux à l'aide du passé plat.

De la même manière, j'ai rempli les carreaux restants avec une couleur contrastante. 
Les manches sont réalisées au passé empiétant, avec l'ajout de quelques lignes au point de chaînette, pour rappeler l'esprit d'un pull aux détails torsadés. 

J'ai ajouté un col et des épaulettes couleur camel au passé plat, histoire de bien correspondre au style de vêtements que j'affectionne dans la vraie vie. (broder des vêtements qu'on aime plutôt que de les acheter systématiquement, ça calme quelques frustrations ! :)

Pour le pull de la demoiselle, assurément ce qui m'a demandé le plus de travail, j'ai d'abord brodé la base du pull (en bleu pâle)  au passé empiétant.

La bande verte en ligne brisée est brodée au point de chaînette.

La ligne brisée marron est brodée au passé plat à nouveau. Si vous vous lancez dans ce genre de broderie, c'est quelque chose que je vous conseillerais, d'alterner les points et les textures : si je brode une bande au point de chaînette, je change de point pour la bande suivante.

Les petites boules bleues que vous distinguez sur la bande marron sont réalisées une fois la bande finie, avec un point de noeud.

Enfin, pour la partie supérieure du pull, toujours en bleu pâle, j'ai d'abord brodé les petits motifs bleu gris (au passé plat), autour desquels j'ai suite "rempli" les espaces restants en utilisant à nouveau le passé empiétant.

Et le col, en vert, est brodé au passé plat.


Pour récapituler :

- J'ai utilisé les fils moulinés de chez DMC.
- Les contours des personnages sont brodés au point de tige (1 fil, réf. 938)

La demoiselle :
- base du pull bleu pâle au passé empiétant (2 fils, réf. 415)
- bande verte au point de chaînette (2 fils, réf. 320)
- bande marron au passé empiétant (2 fils, réf. 3790)
- points bleu pâle au point de noeud (2 fils, réf. 415)
- motifs bleu gris au passé plat (2 fils, réf. 413)
- col au passé plat (2 fils, réf. 320)

L'ours : 
- contours du damier au point de tige (2 fils, réf. 336)
- carreaux marine et rouges au passé plat (3 fils, réf. 336 et 347)
- manches au passé empiétant (3 fils, réf. 336) + ajout de quatre lignes en point chaînette (3 fils, marine plus sombre, dont je n'ai plus la référence).

Ils vous plaisent ces deux compères ? 
Vers quoi vous portent vos envies, pour le printemps ? (qui sait, peut-être arrivera-t-il plus vite en mutualisant nos envies !)
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mercredi 15 février 2017

Instantanés du mercredi

Mes fidèles et très vieilles boots qui s'éraflent un peu plus encore sur les rochers - les reflets parfaits des matins d'hiver plein Soleil - Cette jolie maison, je ne l'ai jamais vue les volets ouverts, c'est comme si elle ne voulait pas voir la mer, qui lui fait face pourtant - Ce ciel bleu, et moi, quelque part. 
Une tasse de thé, et on reste au chaud - Lumière d'hiver sur les branches nues - Les herbes hautes - Je cherchais une paire de baskets sobre et qui ne dépareille pas avec ce que je porte habituellement, pour chaque fois que je voyage à la découverte d'une grande ville européenne. J'ai trouvé mon bonheur chez Tommy Hilfiger, une de mes marques favorites, et galope actuellement à Lisbonne avec ces deux (il vaut mieux) copines. 
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lundi 13 février 2017

Lisbonne, ton souvenir flou

Aujourd'hui, je m'échappe. Je m'en vais retrouver la jolie Lisbonne, elle que j'avais découverte il y a dix ans, par un mois d'août d'une chaleur sans nom. Je me rappelle les pavés bouillants, les escaliers à n'en plus finir, la beauté des azulejos, la saveur des pasteis de nata. Je me souviens de tout cela, mais c'est drôle, le temps a tant passé que les images ne sont plus très précises dans mon esprit. Lisbonne est devenue un souvenir flou, un joli souvenir, mais surtout quelque chose de friable. C'est amusant comme un souvenir peut être à la fois prégnant et sembler se dissiper dans l'air dès qu'on essaye de l'attraper. 

Il y a quelques jours, je me rappelais ce joli salon de thé, j'étais encore en mesure de dire que j'avais trouvé la décoration charmante et originale, et pourtant j'étais incapable de la décrire, pas plus que je ne me souvenais du nom de l'endroit.  Je disais : si j'arrivais par hasard à tomber sur cette adresse à nouveau, je la reconnaîtrais aussitôt, je pourrais même expliquer - j'en étais sûre - à quelle table j'y avais mangé dix ans plus tôt. Mais là, je ne me rappelais rien, tout juste la sensation d'un bon souvenir dont je ne me souvenais pas. 

C'est fou comme en dix ans, ma manière de voyager a changé. Aujourd'hui, chaque bonne adresse est précieusement consignée dans un de mes petits carnets, et je n'imaginerais pas laisser les bons souvenirs s'étioler dans de vagues et lointaines impressions. Je reviens de voyage avec plusieurs cartes photos remplies, que je me mets de longues heures à trier, classer. Et puis il y a ce blog, pour finir, qui n'existait pas alors, et qui vient contribuer à fixer ce qui pourrait s'envoler. 

Hier soir, en commençant à m'imprégner de différents articles de blogs autour de Lisbonne, je l'ai retrouvée, mon adresse mystère. Et comme je l'avais imaginé, à la première photo, tout m'est revenu en mémoire. J'ai hâte, dans quelques heures, dans quelques jours, d'entrer à nouveau dans le Pois café. 

Pour le reste, j'aime les voyages qui font de la place au(x) hasard(s). Lisbonne, j'arrive, laisse-moi me rappeler à ton bon souvenir. 


Je n'ai pas pour habitude de m'encombrer du superflu lorsque je voyage, j'aime les bagages légers qui me permettent de court-circuiter ce long moment d'attente devant le tapis de récupération des bagages en soute. 
Mes nouvelles petites baskets Tommy Hilfiger, dénichées en soldes, ont passé le crash test pour être mes parfaites  (et uniques) compagnonnes de voyage. J'espère qu'elles sont prêtes à gravir beaucoup d'escaliers... 


Je vous souhaite une bonne semaine. Je vous donne rendez-vous mercredi sur le blog pour mes traditionnels instantanés hebdomadaires, et pour le reste, vous pouvez me suivre à travers la capitale portugaise sur mon compte Instagram @marionromain ! ;)
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dimanche 12 février 2017

Ten little Positive things #68

1 - Retourner voir La La Land et m'en émerveiller comme la première fois.

2 - Fondre pour les crêpes bretonnes.

3 - Commencer à me projeter dans mon prochain voyage.

4 - Regarder le Soleil se coucher derrière les rochers.

5 - Préparer des crêpes pour la Chandeleur.

6 - Savourer la possibilité de rester chez moi pendant la tempête.

7 - Voir le ciel se dégager entre deux sessions de pluie.

8 - M'octroyer de petites récréations pour le challenge  créatif du magazine Flow France (qui fête ses 2 ans), avec mon petit carnet Grizzly chéri. Vous pouvez suivre mes dessins quotidiens sur mon compte Instagram tout au long du mois de février. 

9 - Retrouver le plaisir de chiner le dimanche, fût-ce dans un grand gymnase frigorifique. Vivement les agréables vide-greniers printaniers !

10 - travailler les textures de ma prochaine broderie.




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vendredi 10 février 2017

Ode à mon chat en 10 points plus ou moins essentiels



Février marque un peu notre "anniversaire", à mon chat et moi. Cela fait maintenant deux ans que cette petite minette a rejoint ma vie, et elle y a pris une telle place que je me demande encore comment j'ai pu vivre sans elle jusqu'alors.
Vous aviez beaucoup apprécié l'article que j'avais publié l'année dernière à la même époque, qui retraçait 1 an passé avec mon petit chat, un bouleversement en soi.

Ces derniers jours, voyant comme je ne pouvais pas m'empêcher de voir la date anniversaire de son arrivée chez moi approcher, je me suis dit qu'au fond, je mourais d'envie de lui consacrer un nouvel article.

Alors mon billet du jour, comme un petit rendez-vous annuel,  sera une nouvelle ode à mon chat, rien que ça, car mine de rien, en un an de plus passé avec Léonce (Léonce pour les intimes, Juliette étant son prénom officiel), nous avons encore appris à nous connaître davantage elle et moi, et enrichi notre complicité déjà fusionnelle depuis le départ. 
Je sais que nous sommes nombreux(ses) à être complètement gaga de notre chat, et j'espère que certain(e)s se reconnaîtront dans les détails abordés. 


1-  J'aime quand on entre toutes les deux en grande conversation cryptée, à coup de plissements des yeux. 


2 - J'aime quand, installée dans mon canapé, elle vient étudier l'exacte superficie qui subsiste entre l'accoudoir et moi pour s'y allonger et en épouser chaque recoin,  optimisant l'espace à tout prix.


3 - J'aime le miaulement quasi inaudible avec lequel elle signale son arrivée pour attirer mon attention quand elle rejoint la pièce où je me trouve.


4 - J'aime quand elle tient à se caler dans mes pas quand je me dirige vers la cuisine le matin, trottinant tout en se retournant régulièrement pour vérifier que l'écart entre elle et moi reste constant et fidèle à ses souhaits.


5 - J'aime quand elle feint d'abord de fuir mes caresses alors qu'elle n'attend que ça, qu'elle semble tester jusqu'où je suis prête à aller pour lui faire ces fameuses grattouilles sur le ventre, en courant se positionner dans le coin le plus improbable de chez moi quatre pattes en l'air avec le miaulement caractéristique de celle qui s'assure - on ne sait jamais - que j'ai bien l'intention de la suivre.


6 - Je ne compte plus le nombre de surnoms dont j'ai pu la rebaptiser, qui la font sans aucune logique passer d'une toute petite chose, à un énorme chat (elle est à la fois mon tout petit chou à la crème et ma grosse mémère, mon bichon frisé et mon gros patapouf…)


7 - Je ris du peu du temps dont elle a besoin pour venir s'allonger sur ma chaise de bureau et commencer sa sieste quand j'ai le malheur de me lever pour aller me préparer un thé, et de ses grands yeux d'étonnée offusquée quand je lui signifie que ça ne va pas être possible.


8 - Les cartons vides font désormais partie de ma décoration, maintenant que j'ai compris à quel point elle n'aimerait jamais aucun autre jeu du commerce autant qu'eux.


9 - J'aime quand elle saute sur mon bureau pendant que je dessine, grave, brode, et qu'elle s'installe comme une poule qui couve juste à côté de moi. Elle devient alors ma réserve à câlins, dès qu'une pause s'impose. Je ne compte plus le temps que j'ai dû perdre "à cause d'elle", car à chaque fois que je pense au fait que je procrastine avec mon chat, je me rappelle cette phrase de Colette : "le temps passé avec un chat n'est jamais du temps perdu", et alors les différents clichés de l'auteure photographiée en train d'écrire entourée de ses chats me reviennent en mémoire.


10 - J'ai un peu le vertige, parfois, quand je réalise l'immense place qu'elle occupe dans ma vie, d'imaginer celle-ci sans elle, et je mesure tout ce que cette petite minette porte sur ses épaules sans en avoir conscience. 

Et vous, qu'est-ce qui vous fait 
rire, sourire et fondre 
chez votre petit chat / chien ?

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mercredi 8 février 2017

Instantanés du mercredi

Jour de pluie pluie pluie - Voir février commencer sous la pluie et lui donner rendez-vous sous le Soleil - Je suis allée voir les rochers de Saint-Guénolé quelques jours avant la tempête. L'eau y était calme et plate, à mille lieues de l'allure qu'elle allait prendre ensuite. J'ai toujours été très impressionnée par les énormes vagues générées par les tempêtes, très tentée aussi par l'idée d'aller me mêler aux photographes qui parviennent à saisir la beauté du spectacle lors de ces jours fous. Mais je me suis toujours tenue à distance jusqu'à présent, courageuse mais pas téméraire. - Cette porte, banale, par ailleurs, me rappelait la coque d'un vieux bateau en fin de course. 
 Morceau de printemps tapis sous mon gros pull - Cadeau d'un joli début de journée pour les lève-tôt, avant que la pluie s'invite pour ne plus partir - Une histoire de porte, encore. Je crois que je commence à avoir une bonne collection de tous ces petits fragments de porte que j'aime à photographier dès que j'en ai l'occasion. J'en aime tous les accrocs, les coups de peinture, les serrures rouillées, les bois écorchés… J'aime les portes, je suppose qu'elles me content chacune une histoire. - Sa majesté ma reine lionne. 

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